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Le « fou volant » Francis Chichester (6)

Publié le 9 janvier 2017 par Jean-Philippe Chivot

batavia
Treizième et quatorzième étapes pour Francis Chichester…

Lien vers l’étape précédente.

Treizième étape : Singapour-Batavia (1.050 km). En ouverture, photo de l’aérodrome de Batavia-Tjililitan en 1930. Une fois en l’air, Chichester mit le cap plein sud pour rejoindre Sumatra en survolant la myriade d’îles du détroit de Singapour. Il grimpa rapidement et, à 7.000 pieds, passa au-dessus de la couche de 7/8e de nuages flottant dans l’air calme d’altitude.   

Plus il approchait de Sumatra, plus les nuages devenaient épais. Son journal de bord portait alors comme indications : 1.740 tr/mn, vitesse 68 mph, pression d’huile 44 lbs. Il débuta alors une descente zigzagante à travers les gros cumulus. et commença à angoisser car c’était sa première traversée maritime depuis la Libye et que toute panne moteur lui aurait été fatale.

Une fois sur Sumatra, l’endroit lui apparut encore moins accueillant qu’un survol maritime : une jungle à l’infini sans routes ni rivières, sans âme qui vive avec des averses fréquentes, de plus en plus fortes, une couche supérieure de nuages se refermant et surtout aucun repère de navigation hormis la côte qu’il ne perdait pas de vue mais qui était loin de ressembler à une ligne droite.

Le vent tourna et le plafond s’abaissa, le forçant à descendre. Toujours naviguant à l’estime, il aperçut la ville de Lahat, ce qui lui permit de reprendre sous la pluie le cap vers Java et Batavia. L’air était turbulent et Chichester surcompensait au manche les brutales abattées latérales de son avion. Le Moth avait alors tendance à virer et Chichester se battait au palonnier comme un beau diable pour maintenir son cap. Epuisé et toujours sous les averses, il arriva enfin à Batavia et se posa sur un terrain qui – à sa grande surprise – lui rappela Londres-Croydon. Car autant Sumatra semblait inhabitée, autant Java ressemblait à une Angleterre des tropiques.

Quatorzième étape : Batavia-Sourabaja (700 km). A Batavia, Chichester contacta le représentant hollandais de la Petrol Company qui fit tout son possible pour l’aider. Tout d’abord dans l’évaluation de la distance entre Batavia et Sourabaja. A l’époque il n’existait aucune carte fiable de Java et entre les dires des pilotes de la KLM, la mesure de la distance sur une carte et les calculs des marins, cette distance variait entre 700 et 900 km !

700 km lui permettait de trouver un terrain de dégagement si Sourabaja était caché par la pluie, 900 km, non. En fait cette étape s’avéra être parmi les plus risquées du voyage et les mésaventures de Chichester en cours de route nous font dresser les cheveux sur la tête…

Il décolla vers 7h00 du matin. Le temps était gris, maussade et l’air saturé d’humidité mais il n’y avait pas de vent. Survolant la côte vers l’est, il atteignit Cirebon. Peu après, une énorme averse lui barra la route et il chemina plein sud pendant une dizaine de minutes. Cela le menait droit dans les montagnes. Il repartit vers la mer… Partout des averses. Il descendit jusqu’à 50 m du sol pour passer sous la plus grosse. Cela ressemblait à entrer dans une douche.

Il décida de revenir à Cirebon. En route cependant, il réessaya d’aller vers la mer et descendit encore plus bas au niveau du sommet des arbres. Plus il se rapprochait du centre de la tornade, plus il était secoué. Les gouttes d’eau lui fouettaient le visage comme si elles étaient des grêlons. Pendant plusieurs minutes il décrivit des cercles espérant que la pluie diminue.

Tout à coup, à travers la pluie il aperçut au loin le gros trimoteur Fokker de la KLM qui volait au ras de l’eau, à 50 m de la côte en remontant vers Cirebon. « S’il l’a fait, je le ferai » et Chichester se dirigea droit d’où venait le Fokker. Trempé, les lunettes devenues inutiles car pleines d’eau, il réduisit les gaz pour voler à 100 km/h. Il n’osait aller moins vite. Arrivé à 4 ou 5 mètres de l’eau, il se mit à sauter les mats de plusieurs jonques.

bataviaaustralia
Il finit par sortir de la zone pluvieuse. La visibilité n’était pas vraiment meilleure. La mer se confondait avec les nuages et il ne distinguait nettement que ce qui était juste en dessous du Moth. II aperçut alors un semblant de plage et décida d’essayer de se poser. Dès qu’il se rapprocha de la terre, les turbulences reprirent. Son avion s’enfonça tout à coup comme une pierre et il dut mettre brutalement plein gaz pour ne pas toucher l’eau. Il était à 3 m de la surface quand la mer joua enfin un rôle de support de coussin d’air.

Il passa entre deux jonques et vit une dizaine de pécheurs malais lui faire de grands signes de bras. Il arriva en vue d’une petite étendue d’herbe près d’une plage. Bien qu’il craignait qu’elle fût un parfait bourbier, il y plaqua au sol son avion. Après quelques gros rebonds, celui-ci s’arrêta. Il s’extirpa du cockpit et se mit en vitesse à bâcher contre la pluie le moteur, l’hélice et la place pilote. Il enfila un imperméable qui avait baigné dans l’eau de la soute.

Il vit alors venir à lui une sorte d’invasion de fourmis. C’était une centaine de petits malais coiffés de mini-pagodes multicolores. Ils l’entourèrent. Impossible d’en comprendre leur langage mais Chichester avait pris la précaution d’emporter un papier sur lequel il avait écrit en phonétique les quelques mots nécessaires en cas d’urgence.

Le papier était trempé et Chichester dut le leur lire. Il demandait un gardien pour son Moth, un policier et un endroit pour télégraphier. Aucune réponse. Il mima le télégraphe et un Malais lui répondit par un large sourire. Il griffonna en anglais sur un bout de carte « Surabaja annulé, sommes à Tegal, arrivons plus tard », lui donna le papier et trois guinées. Le Malais lui fit signe de l’accompagner. Il posta son télégramme et revint.

surabaja
Le temps s’était amélioré et il décolla sans problème non sans avoir dû difficilement faire évacuer toute la foule de la piste. Il arriva trois heures plus tard au beau milieu d’une averse sur l’aérodrome de Surabaja Darmo. Surabaja était à l’époque une ville commerçante, le Manchester de Java.

Pour rejoindre le nord de l’Australie, Chichester devait suivre un chapelet de longues îles telles que Bali et Flores, passer par l’île de Pulau Ator, atteindre Atambua sur l’île de Timor est et traverser la mer de Timor jusqu’à Darwin. La plus grande traversée maritime entre les îles d’Indonésie était de 50 km tandis que celle de Timor à l’Australie avoisinait les 500 km, ce qui, à juste titre, inquiétait à nouveau Chichester.    ♦♦♦  (A suivre)

Demain : Francis Chichester atteint enfin l’Australie mais il lui faut encore traverser ce continent pour rejoindre Sydney. Lien vers le septième épisode.

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